Alain Ferrand, homme politique très engagé pour les jeunes, a accepté de répondre à nos questions et ils nous a également avoué que c'était sa première interview qu'il acceptait depuis son élection en septembre dernier.
Camille Sernal. Avez vous autorisé l'organisation du scrutin pour la primaire socialiste ?
Alain Ferrand. Oui, c'est exact, j'avais autorisé l'organisation de la "primaire" du PS pour les deux tours du scrutin. Dès que j'ai été contacté par la fédération catalane du PS, je n'ai pas hésité pour mettre une salle communale à la disposition des organisateurs. C'est le devoir de chaque maire de laisser s'exprimer le débat républicain.
CS. Avez-vous voter lors du premier tour de la primaire socialiste ?
AF. Oui, c'est encore exact, j'ai voté lors du premier tour. Pour qui ? Pour l'un des 6 candidats ; ça vous va ?
CS. Pourtant vous afirmiez être de droite ?
AF. Oui, c'est toujours exact, mes convictions politiques personnelles ne seront pas ébranlées à l'issue de cette primaire dont je rappellerai, et je cite là Mme Jacqueline Amiel-Donat, dirigeante influente du PS dans les Pyrénées-Orientales, dans la presse locale (L'Indépendant) encore ce matin, je la cite donc : "A Perpignan, il y a eu 2400 électeurs. Si le vote avait été réservé aux seuls militants PS, il y en aurait eu 100 ou 150.(...)"
CS. Les organisateurs du scrutin ont afirmé que vous avez signé une charte des valeurs de la Gauche, est-ce le cas ?
AF. Non, je n'ai jamais signé un quelconque document pour dire que je partage les valeurs de la Gauche. Je met quiconque au défi de m'apporter un tel document portant ma signature ! Les assesseurs ne m'ont jamais présenté un tel document. Si c'est là un dysfonctionnement, seule la section locale du PS en porte l'entière responsabilité. C'est un problème interne aux socialistes.
CS. Pourquoi ne souhaitez-vous pas mettre de salle à disposition lors du second tour de ce scrutin ?
AF. J'ai décidé, en commun accord avec mon équipe municipale, de ne pas organiser de second tour de cette "primaire" dans des locaux dépendant de la mairie. J'assume entièrement cette décision. Je respecte les militants socialistes, mais leurs dirigeants locaux ont eu la faiblesse de désigner en tant qu'assesseurs à ce scrutin des personnes qui n'ont toujours pas digéré leur retentissant échec aux municipales partielles du 28 août dernier au Barcarès.
La Fédération catalane du PS aurait dû être plus vigilante, vis-à-vis d'individus qui, se disant socialistes, ont tenu lors du 1er tour de cette "primaire", et pendant l'entre deux tours, des propos insensés, absurdes et déments, allant jusqu'à me traiter "d'incapable et de pourri" pour avoir accompli un simple acte civique ! Vous imaginez ? Dans ces conditions, le 1er magistrat que je suis, chargé de faire respecter l'ordre public, et face à leur discours haineux qui a blessé nombre de contribuables barcarésiens, je n'ai eu d'autre solution que de baisser le rideau sur le second tour de cette "partielle". La commune du Barcarès ne sera pas le seul endroit en France, où ce second tour se déroulera dans un lieu privé ou, comme je l'ai suggéré, sur la voie publique, la plage en l'occurrence puisqu'on nous annonce du très beau temps.



